“Agents presque secrets” : gros bras, petits effets

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Louise Dupont et Thomas Baurez reviennent sur les sorties cinéma de la rentrée. Au menu, les 120 kilos de muscles de Dwayne Johnson, pas très convaincant dans “Agents presque secrets”.
Mais aussi “Rester vertical”, d’Alain Guiraudie. Déjà très remarqué pour “L’inconnu du lac”, le réalisateur nous propose à nouveau un film sans concession.
Enfin, “Les hommes préfèrent les blondes”. Ce classique avec Marilyn Monroe et Jane Russell ressort en salle en version restaurée.

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Joyeux Sabbat

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Car le Seigneur, l’Éternel, ne fait rien Sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes

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Écoutez cette parole que l’Éternel prononce contre vous, enfants d’Israël, Contre toute la famille que j’ai fait monter du pays d’Égypte!

2 Je vous ai choisis, vous seuls parmi toutes les familles de la terre; C’est pourquoi je vous châtierai pour toutes vos iniquités.

3 Deux hommes marchent-ils ensemble, Sans en être convenus?

4 Le lion rugit-il dans la forêt, Sans avoir une proie? Le lionceau pousse-t-il des cris du fond de sa tanière, Sans avoir fait une capture?

5 L’oiseau tombe-t-il dans le filet qui est à terre, Sans qu’il y ait un piège? Le filet s’élève-t-il de terre, Sans qu’il y ait rien de pris?

6 Sonne-t-on de la trompette dans une ville, Sans que le peuple soit dans l’épouvante? Arrive-t-il un malheur dans une ville, Sans que l’Éternel en soit l’auteur?

7 Car le Seigneur, l’Éternel, ne fait rien Sans avoir révélé son secret à ses serviteurs les prophètes.

8 Le lion rugit: qui ne serait frayé? Le Seigneur, l’Éternel, parle: qui ne prophétiserait?

9 Faites retentir votre voix dans les palais d’Asdod Et dans les palais du pays d’Égypte, Et dites: Rassemblez-vous sur les montagnes de Samarie, Et voyez quelle immense confusion au milieu d’elle, Quelles violences dans son sein!

10 Ils ne savent pas agir avec droiture, dit l’Éternel, Ils entassent dans leurs palais les produits de la violence et de la rapine.

11 C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Éternel: L’ennemi investira le pays, Il détruira ta force, Et tes palais seront pillés.

12 Ainsi parle l’Éternel: Comme le berger arrache de la gueule du lion Deux jambes ou un bout d’oreille, Ainsi se sauveront les enfants d’Israël qui sont assis dans Samarie A l’angle d’un lit et sur des tapis de damas.

13 Écoutez, et déclarez ceci à la maison de Jacob! Dit le Seigneur, l’Éternel, le Dieu des armées.

14 Le jour où je punirai Israël pour ses transgressions, Je frapperai sur les autels de Béthel; Les cornes de l’autel seront brisées, Et tomberont à terre.

15 Je renverserai les maisons d’hiver et les maisons d’été; Les palais d’ivoire périront, Les maisons des grands disparaîtront, dit l’Éternel.

Amos 3
Louis Segond (LSG)

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D’où vient l’observation du dimanche comme jour de repos ? Part 1

 

[https://youtu.be/81Cu7AZrhCs]

Published on Dec 24, 2015

D’où vient l’observation du dimanche comme jour de repos? Préparation pour la grande crise final
Claude Francoeur

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Loi « travail ». Les syndicats annoncent un second souffle

LIONEL VENTURINI
VENDREDI, 1 JUILLET, 2016
L’HUMANITÉ

Jean-Claude Mailly et Philippe Martinez lors de la manifestation du 23 juin à Paris.

Jean-Claude Mailly et Philippe Martinez lors de la manifestation du 23 juin à Paris.
Photo : Julien Jaulin/Hanslucas

Pas de nouvelle grande manifestation, mais des mobilisations locales : les organisations syndicales s’adaptent au calendrier et aux contraintes, avec la rentrée en ligne de mire.

Et maintenant ? À un pouvoir qui compte sur la trêve estivale pour faire adopter à moindre coût politique le projet de loi travail, la CGT et FO répondent à leur manière. Les sept organisations en pointe dans la contestation contre la loi travail ont lancé hier un nouvel appel à la poursuite de la mobilisation, sans appeler à une 12e journée de grève et de manifestation, sans baisser les bras non plus. Dans un communiqué, ces sept organisations appellent à continuer le mouvement sous « des formes à déterminer localement » pendant le débat à l’Assemblée nationale, particulièrement pour son ouverture en séance mardi prochain, et de se retrouver le 8 juillet afin de discuter des suites à donner après le débat parlementaire.

Pour le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, compter sur les congés des Français pour que s’essouffle la contestation, ce serait toutefois un mauvais calcul. « Il y aura de nombreuses initiatives cet été », après les rassemblements de mardi dernier, assure-t-il, citant en exemple « les villes de départ du Tour de France pour discuter avec la population ». « Manuel Valls recule petit à petit », relève dans le Parisien le numéro un de la CGT, au lendemain de sa rencontre avec le premier ministre. Pousser l’avantage est donc son souhait, « face à un tel mur, comme souvent, ça va se jouer dans la rue », a-t-il dit, et sans doute à la rentrée.

« On peut s’exprimer, faire pression différemment », insiste le leader de FO

S’il n’est guère question à la CGT de relancer, seule, des mobilisations de masse, la centrale de Montreuil escompte toutefois prolonger sa votation citoyenne (plus de 700 000 exprimés à ce jour) jusqu’au 5 juillet. À FO, Jean-Claude Mailly s’est dit soucieux « d’un équilibre compliqué entre, d’un côté, assurer la sécurité et, dans le même temps, l’obligation de passer des barrages pour aller manifester ». Et ce, même si Hollande lui-même a convenu, dans son entretien aux Échos, que la CGT « n’est pas responsable des violences, elle en a même été la victime », pointant bien « des groupes radicaux qui viennent systématiquement casser et dénaturer les mouvements dans lesquels ils tentent de s’introduire ». Loin d’enterrer le mouvement, le leader de FO insiste : « On peut s’exprimer, faire pression différemment. » Car, rappelle-t-il, le fond de la loi, l’article 2 (sur l’inversion de la hiérarchie des normes), est « devenu un totem ». « Ensuite, à la rentrée, poursuit de son côté Philippe Martinez, nous aurons de nouveau l’occasion de montrer que nous ne sommes pas d’accord avec cette loi », ajoutant qu’une loi même votée « peut ne jamais être appliquée », comme le CPE en 2006.

Tenté d’ouvrir une brèche dans le front syndical, le gouvernement adapte son texte à la marge sur les branches professionnelles, histoire d’amadouer FO. Très insuffisant pour Force ouvrière, dont le numéro un a déclaré à sa sortie de l’entrevue avec Manuel Valls qu’« il n’y a pas de sortie par le haut… Ce n’est donc pas la fin du mouvement ».

Tandis que l’hypothèse d’un nouveau 49-3 fait son chemin, Philippe Martinez déplore que, pour le premier ministre, « on a l’impression que ce qui se passe dans la rue n’existe pas. La loi travail est une façon pour lui de se construire son avenir politique. L’enjeu de cette loi, c’est l’avenir des salariés et pas de déterminer qui sera candidat à l’élection présidentielle ». « Valls ne veut pas dialoguer », tranche le leader de la CGT, confiant que le premier ministre, lorsque fut évoqué le risque de dumping social avec l’article 2, « (lui) a répondu : ‘‘J’assume ce risque’’». De quoi valider l’analyse d’un premier ministre occupé à son seul avenir politique.

Source

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France: «2017, année électorale, quelques éléments de réflexion» proposés par les évêques

 

Ils s’adressent aux communautés chrétiennes, aux électeurs et aux élus

 

Logo de la CEF

Logo de la CEF

« Les progrès de la pratique démocratique vers une vie sociale paisible et plus fraternelle passent, nous le savons tous, par une meilleure qualité de l’éducation des jeunes », déclarent les évêques de France.

« Démocratie et société de violence », « pour un projet de société », « vers un pacte éducatif », « solidarité », « migrants », « Europe », « écologie » : en sept thèmes, les dix évêques du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France (CEF) proposent en effet ces « éléments de réflexion » pour l’Année 2017, « année électorale ».

Ce Conseil permanent s’est réuni la semaine dernière: “À l’approche des élections présidentielles de 2017, les évêques ont souhaité proposé quelques éléments de réflexion sur les grands thèmes qui fondent notre société. Cette déclaration s’adresse aux communautés chrétiennes et à l’ensemble des acteurs de la vie politique française ; des électeurs aux élus”, précise un communiqué.

Il ajoute : “S’appuyant sur l’actualité, les évêques membres du Conseil permanent ont articulé cette déclaration autours de 7 points ; quelques questions :

  • Démocratie et société de violence : comment favoriser un véritable débat national en évitant les crispations identitaires ?
  • Pour un projet de société : quel projet de société voulons-nous ? Comment concilier progrès technologiques et respect de la dignité humaine ? Quel respect de la vie de son commencement à sa fin ?
  • Vers un pacte éducatif : comment proposer une meilleure qualité d’éducation pour les jeunes ? Comment favoriser la cohésion familiale ?
  • Solidarité : remettre la recherche du bien commun au cœur de notre société.
  • Migrants : est-il aujourd’hui tolérable que des millions d’hommes de femmes et d’enfants vivent sur notre territoire dans des conditions trop souvent inhumaine ? Quelle volonté d’intégration ?
  • Europe : comment continuer à se développer sans une véritable adhésion des peuples d’Europe ?
  • Écologie : Un an après la COP21 qui s’est tenue à Paris en décembre et la parution de l’encyclique Laudato Si, quelles solutions pour protéger la « maison commune» ? Comment réinventer notre société pour un monde plus juste et moins destructeur ?”

La réflexion retiendra certainement l’attention des autres pays d’Europe qui doivent affronter les mêmes thèmes : violence, projet, éducation, solidarité, migrants, Europe et écologie…

Voici le texte intégral de la Déclaration publiée ce lundi 20 juin.

Déclaration du Conseil permanent de la CEF

2017, ANNÉE ÉLECTORALE QUELQUES ÉLÉMENTS DE RÉFLEXION

La France va vivre une année électorale importante avec l’élection présidentielle et les élections législatives. À la veille de ce qui doit être un authentique débat démocratique, nous souhaitons appeler nos concitoyens à tenir compte de certains enjeux qui nous paraissent engager notre avenir de façon déterminante. Nous le faisons à la lumière de nos convictions enracinées dans la tradition chrétienne et des textes publiés par le Pape François au cours des années écoulées.

  1. Démocratie et société de violence

La pratique démocratique établit des règles de débat qui permettent de confronter des convictions et de choisir pacifiquement entre différents projets de société. Quand la vie démocratique tombe dans le discrédit ou l’impuissance, les intérêts particuliers et les groupes de pression s’habituent à user de leurs moyens de contrainte pour forcer les responsables politiques à satisfaire leurs demandes. L’excès de lois trop circonstancielles émousse la force de la loi et le respect qui lui est dû. On s’efforce de dénier les procédures démocratiques pour obtenir par la contrainte, ou même la violence, ce que l’on n’a pas obtenu dans les urnes.

Si nous voulons progresser dans les pratiques démocratiques, nous devons promouvoir l’exercice du droit de vote en développant dans la société un véritable débat qui échappe aux postures, aux « petites phrases » et aux ambitions personnelles.

Le jeu médiatique, établi sur la mise en valeur excessive de la polémique et de la dénonciation, focalise l’attention générale sur des conflits de personnes ou des ambitions particulières en négligeant les convictions et les propositions argumentées. Il fait apparaître les projets et les candidats comme un jeu de rôles dans lesquels les enjeux ne sont présentés que comme des prétextes. Il ne favorise pas la confrontation pacifique, mais en développant la violence verbale, il contribue à développer une sorte d’hystérie de la vie publique.

Pour favoriser un véritable débat national, la campagne électorale à venir devra éviter les risques de crispations identitaires tout en faisant droit au fait national : nos racines, notre culture, notre patrie avec son histoire, ses responsabilités et ses atouts, la place et l’importance du fait religieux et des religions.

  1. Pour un projet de société

Le débat démocratique n’est pas une fin en soi. Il est au service de la confrontation entre des opinions et des projets. Il doit donc être une occasion d’expliciter quel projet de société nous voulons soutenir et promouvoir. Trop souvent les critères mis en avant se limitent à envisager et exprimer les données économiques, comme si l’économie était le seul facteur de construction de la qualité de la vie humaine, personnelle et collective.

L’être humain est plus qu’un élément du processus économique. Les progrès technologiques et économiques doivent être au service du bien de tous et non seulement du profit de quelques-uns. C’est donc vers une économie du partage que nous devons avancer, vers un partage plus équitable du travail et des fruits du travail.

La qualité humaine d’une société se juge aussi à la manière dont elle traite les plus faibles de ses membres : ceux qui sont laissés au bord du chemin de la prospérité, personnes âgées, malades, personnes handicapées… Nous ne pouvons être indifférents à aucune victime de notre société. Nous sommes responsables du respect de toute vie de son commencement à sa fin.

  1. Vers un pacte éducatif

Ces progrès de la pratique démocratique vers une vie sociale paisible et plus fraternelle passent, nous le savons tous, par une meilleure qualité de l’éducation des jeunes. Cette amélioration toujours nécessaire repose sur la qualité de la scolarisation qui est trop souvent soumise à des réformes auxquelles on ne donne pas le temps de porter leurs fruits et sur lesquelles on ne fait que trop rarement une véritable évaluation. Mais surtout elle passe par une confiance à rétablir entre les familles et l’école.

Pour le bien des enfants, c’est un véritable pacte éducatif qui doit unir les familles et l’école, non une concurrence, moins encore une méfiance. Toutes les dispositions législatives ou réglementaires qui affaiblissent la stabilité des familles et les moyens d’exercer leurs responsabilités ne peuvent jamais être compensées par une exigence incantatoire envers l’école. La marginalisation d’un nombre croissant de familles, les mesures qui brouillent la filiation, celles qui favorisent les divorces et l’éclatement des familles sont payées très cher par leurs premières victimes : les enfants. On ne peut pas espérer faire progresser la cohésion sociale en négligeant son tissu nourricier qui est la cohésion familiale. Les liens entre l’éclatement des familles, l’échec scolaire, la marginalisation des jeunes, parfois jusqu’à la délinquance, sont avérés, même si nous ne souhaitons pas le reconnaître. Les travaux du synode des évêques sur la famille, repris par le Pape François dans l’Exhortation Apostolique Amoris laetitia (La joie de l’amour), rappellent combien une famille unie est une ressource pour l’avenir et une espérance pour le bien de tous.

  1. Solidarité

Une société vivante ne peut pas être la simple addition d’intérêts ou d’accords particuliers. Elle repose nécessairement sur la recherche du bien commun et la mise en œuvre de moyens de solidarité efficace. C’est une des grandes responsabilités de l’État d’organiser cette solidarité, surtout dans les périodes de grandes difficultés économiques. Partager dans les périodes d’opulence peut paraître relativement indolore : il ne s’agit que de distribuer le superflu. Dans les périodes de restriction, il s’agit de partager en prenant sur le nécessaire.

Dans notre société, l’écart entre ceux qui peuvent compter sur la sécurité et ceux qui sont plongés dans la précarité ne cesse de s’accroître. De plus en plus de nos concitoyens ne peuvent plus bénéficier du droit au travail. Il est illusoire de penser que des indemnités financières peuvent compenser cette carence. La fragilité de l’emploi suscite des crispations de la part de ceux qui jouissent d’un emploi garanti et d’avantages sociaux assurés. La défense des droits acquis se substitue à la volonté de partager et d’intégrer de nouveaux bénéficiaires. Les plus jeunes sont les premières victimes d’un système inégalitaire. Pourtant beaucoup d’entre eux attendent d’être appelés pour prendre leur place dans notre société.

Alors que le dynamisme économique suppose des encouragements durables à l’initiative et à la prise de risque, l’État doit gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale (assurance maladie, retraite, chômage, etc.). Cet objectif doit nécessairement ressortir des projets soumis au vote des citoyens.

  1. Migrants

Dans une époque où les distances et les frontières s’effacent devant la mondialisation économique et culturelle, notre volonté de solidarité ne peut pas s’enfermer dans le cadre restreint de notre pays. Les événements dramatiques qui frappent les populations du Moyen- Orient ou d’Afrique jettent sur les routes et sur la mer des centaines de milliers de réfugiés, véritables naufragés humains. Quand la Jordanie et le Liban reçoivent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ?

Mais plus largement que l’accueil des réfugiés, nous devons nous interroger sur la manière dont nous traitons des migrants arrivés dans notre pays depuis plusieurs années. Est- il aujourd’hui tolérable que des milliers d’hommes de femmes et d’enfants vivent sur notre territoire dans des conditions trop souvent inhumaines ?

Une volonté d’intégration ne peut se réaliser sans accompagnement des ruptures culturelles. La seule recherche de solutions économiques est vouée à l’échec si rien n’est entrepris pour la promotion culturelle, promotion d’une culture enracinée, qui donne ou redonne le sens d’une vie collective nationale.

  1. Europe

Nous sommes bien conscients que la France, à elle seule, ne peut solutionner ces situations dramatiques. Nous ne pouvons contribuer à les soulager que dans le cadre de la solidarité européenne. D’une certaine façon, notre vieille Europe joue son avenir dans la manière dont elle réagit. Soit elle nourrit l’illusion de pouvoir barrer la route à toutes les misères pour protéger sa relative prospérité, soit elle s’engage courageusement dans des politiques d’accueil.

L’accueil serait aussi une illusion s’il ne s’accompagnait pas de véritables programmes de soutien dans les pays d’origine des migrations : soutien économique et soutien politique pour lutter contre la misère endémique et les procédés antidémocratiques de certains gouvernants. Cette lutte doit suivre les engagements internationaux pris pour l’aide au développement et peut conduire à des interventions dans différents pays, comme la France l’a fait au cours des années écoulées.

Mais le projet européen ne peut se poursuivre ni se développer sans une véritable adhésion des peuples d’Europe. Cette adhésion suppose de respecter davantage le fait historique et culturel des nations qui composent le continent. Une véritable pratique de la subsidiarité, telle qu’elle est inscrite dans ses textes fondateurs, serait une nouvelle chance pour l’Europe.

  1. Ecologie

Il y a à peine un an, la tenue en France de la Cop21, nous sensibilisait à notre responsabilité commune envers l’humanité. Le Pape François nous a rappelé gravement cette responsabilité dans l’encyclique Laudato si. L’enjeu écologique n’est pas simplement une vision naturaliste du monde, c’est une prise de conscience morale des risques de déséquilibre climatique et économique que court la planète.

Responsables de la « maison commune », il nous faut mieux tenir compte des dégâts que provoque une société tout entière fondée sur l’augmentation de la consommation. Nous avons la charge d’un monde qui a ses limites et nous ne pouvons pas l’épuiser comme s’il était sans limites. La sagesse nous invite à revoir nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste.

Devant les défis auxquels notre société est confrontée, le risque principal serait de renoncer à lutter pour l’avenir et de céder à la tentation du fatalisme. Trop de nos concitoyens en sont arrivés à croire que la situation est bloquée et que personne n’est capable de la débloquer. Les ressources de notre pays, ressources économiques, humaines, culturelles et spirituelles nous permettent de rejeter ce fatalisme. Elles engagent chacun et chacune à exercer son discernement et sa responsabilité pour le bien de tous.

Pour celles et ceux qui ont foi en Dieu et qui vivent dans la communion au Christ, les difficultés que nous rencontrons ne sont pas un appel au renoncement. Au contraire, elles nous acculent à investir toutes nos capacités pour construire une société plus juste et plus respectueuse de chacun. Cela s’appelle l’espérance.

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France

Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF

Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF

Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF

Cardinal André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris

Mgr Jean-Claude BOULANGER, Évêque de Bayeux et Lisieux

Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez

Mgr Hubert HERBRETEAU, Évêque d’Agen

Mgr Jean-Paul JAMES, Évêque de Nantes

Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise

Mgr Benoît RIVIÈRE, Évêque d’Autun, Chalon et Macon

 

Source: https://fr.zenit.org/articles/france-2017-annee-electorale-quelques-elements-de-reflexion-proposes-par-les-eveques/

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Objections à l’encontre de la Bible

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Il y a une grande variété d’esprits. Selon le niveau d’instruction et la formation intellectuelle, les mêmes mots font une impression différente. Il n’est pas facile à quelqu’un de communiquer à une personne de tempérament, d’éducation et d’habitudes mentales différents les pensées qui lui semblent claires et distinctes. Néanmoins cela peut suffire à une personne sincère et droite: les choses peuvent être exprimées avec assez de simplicité et de clarté pour tout usage pratique. Mais si l’on a affaire à quelqu’un de malhonnête, décidé à ne pas voir et comprendre la vérité, les paroles dites seront détournées de leur sens naturel à l’avantage de l’individu. Celui-ci donnera une fausse interprétation aux paroles, dénaturera leur sens véritable, fera jouer sa propre imagination, puis se retranchera dans l’incrédulité, convaincu qu’on a cherché à le tromper.

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Mes écrits ont subi un traitement analogue de la part de ceux qui désirent leur donner une fausse interprétation. Ils changent la vérité de Dieu en mensonge. Et tout comme ceux-ci traitent les écrits contenus dans mes articles et mes livres, les sceptiques et les incrédules traitent la Bible de la même manière. Ils la lisent bien décidés à la pervertir, à en faire une fausse application, à en détourner le sens. Ils affirment que l’on peut prouver tout ce que l’on veut par la Bible, que chaque secte se fait fort de prouver ses doctrines en invoquant son autorité, et que les doctrines les plus diverses peuvent être démontrées par la Bible.
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La Bible a été écrite par des écrivains obligés de s’exprimer en un langage humain. C’étaient des hommes. Ils étaient inspirés par le Saint-Esprit. En raison de l’imperfection de l’intelligence humaine, ou de la perversité de l’esprit humain, toujours habile à s’évader loin de la vérité, il en est beaucoup qui lisent et comprennent la Bible conformément à leurs désirs. Ce n’est pas dans la Bible que se trouve la difficulté. Des politiciens discutent certaines lois constitutionnelles et en tirent des conclusions opposées.

Au lieu d’avoir été données aux hommes en une suite ininterrompue de déclarations, les Ecritures se sont enrichies pièce par pièce au cours de générations successives, chaque fois que la Providence divine jugeait utile de parler aux hommes en divers temps et en divers lieux. Les auteurs ont écrit selon qu’ils étaient mus par le Saint-Esprit. Il y a “d’abord le bouton, puis la fleur, ensuite le fruit”; “d’abord l’herbe, puis l’épi, puis le grain tout formé dans l’épi”. C’est exactement ce qui se passe en nous grâce à la Bible.

Les Ecritures ne manifestent pas toujours un ordre parfait ni une unité évidente. Les miracles du Christ ne sont pas relatés par ordre chronologique; ils sont présentés en rapport avec les circonstances qui ont commandé ce déploiement de puissance divine. Les vérités bibliques ressemblent à des perles cachées. Il s’agit de les chercher, de creuser le sol avec patience. Ceux qui s’arrêtent à la surface des Ecritures, n’en tirant qu’une connaissance superficielle qu’ils s’imaginent profonde, parlent des contradictions de la Bible et mettent en question son autorité. En revanche les cœurs qui vivent en harmonie avec la vérité et le devoir sonderont les Ecritures et seront prêts à recevoir des impressions divines. Une âme éclairée aperçoit une unité spirituelle, un long fil d’or courant à travers le tout; mais pour suivre ce précieux fil d’or il faut beaucoup de patience, de réflexion et de prière. D’âpres discussions au sujet de la Bible ont provoqué des recherches qui ont fait découvrir de précieux joyaux de vérité. Bien des larmes ont coulé, bien des prières ont été offertes, demandant au Seigneur de faire comprendre sa Parole.

La Bible ne nous a pas été donnée en un langage surhumain. Pour atteindre l’homme, Jésus a revêtu l’humanité. La Bible a dû être donnée en un langage humain. Or tout ce qui est humain est imparfait. Un mot peut avoir plusieurs significations; on ne trouve pas toujours un mot distinct pour exprimer une idée. La Bible se propose un but essentiellement pratique.

Les esprits portent des empreintes différentes. Tous ne comprennent pas de la même manière une expression ou une déclaration. Il en est qui comprennent les déclarations de l’Ecriture d’après leur mentalité et leurs désirs. Des idées arrêtées à l’avance, des préjugés, des passions contribuent puissamment à obscurcir l’entendement et à jeter la confusion dans l’esprit, même quand il s’agit de la lecture des Ecrits sacrés.

Les disciples qui se rendaient à Emmaüs avaient besoin d’être débarrassés de leurs fausses interprétations des Ecritures. Jésus chemina avec eux sans se faire connaître et leur parla en qualité d’homme. Commençant par Moïse et les prophètes, il leur enseigna tout ce qui le concernait, montrant que sa vie, sa mission, ses souffrances et sa mort étaient conformes à ce que la Parole de Dieu avait prévu. Il leur ouvrit l’entendement et leur fit comprendre les Ecritures. Il lui fallut peu de temps pour remettre les choses au point et leur montrer l’unité et la véracité divine des Ecritures.

Aujourd’hui les hommes ont bien besoin que leur entendement soit ouvert.

La Bible a été écrite par des hommes inspirés, mais ils n’ont pas employé un langage divin. Ils ont parlé le langage humain. Ce n’est pas Dieu qui a été l’écrivain. On dira souvent que telle expression ne sied pas à Dieu. Mais Dieu ne s’est pas exposé à notre jugement dans la Bible par des mots, de la logique ou de la rhétorique. Les écrivains de la Bible ont été les hommes de plume, non la plume même de Dieu.

Ce ne sont pas les mots de la Bible qui sont inspirés; ce sont les hommes. L’inspiration agit non pas sur les mots ou les expressions, mais sur l’auteur lui-même, à qui le Saint-Esprit communique des pensées. Quant aux mots, ils portent l’empreinte de l’individualité. L’Esprit divin se répand. Il s’unit à l’esprit de l’homme, si bien que les déclarations de l’homme sont la Parole de Dieu. — Manuscrit 24, 1886, (rédigé en Europe en 1886).

Messages choisis, vol. 1, pp. 21-24

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