Donald Trump a “vraiment hâte” de rencontrer le pape François

Le président américain Donald Trump a "vraiment hâte" de rencontrer le pape (Photo: Flickr/G. Skidmore/<a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/legalcode" target="_blank">CC BY-SA 2.0</a>)

International
Le président américain Donald Trump a “vraiment hâte” de rencontrer le pape (Photo: Flickr/G. Skidmore/CC BY-SA 2.0)
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21.04.2017 par Grégory Roth, cath.ch
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Donald Trump a “vraiment hâte” de rencontrer le pape François, lors de son passage en Italie les 26 et 27 mai 2017. Il l’a déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec le premier ministre italien Paolo Gentiloni, le 20 avril à la Maison-Blanche.

La présidence américaine a annoncé le 19 avril dernier qu’elle contacterait prochainement le Saint-Siège, afin que Donald Trump puisse être reçu au Vatican. Comme une audience avec le pape se demande normalement plusieurs mois en avance, les responsables du Vatican et de la Maison-Blanche ont indiqué qu’ils essayaient malgré tout d’organiser une rencontre entre les deux hommes, selon l’ATS.

Donald Trump a prévu de se rendre en Europe, pour la première fois depuis son arrivée à la Maison-Blanche. Il doit assister notamment au sommet de l’OTAN le 25 mai à Bruxelles, puis au G7 à Taormina, en Sicile, 26 et 27 mai.

Relations tendues par le passé

En février 2016, le pape François et Donald Trump, alors candidat à la primaire républicaine, avaient exposé à distance leurs profondes divergences sur leur vision du monde. “Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n’est pas chrétienne”, avait lancé le pape, provoquant une réaction courroucée du magnat de l’immobilier qui avait jugé “honteux” qu’un chef religieux “mette en doute la foi d’une personne”.

Lors de la prestation de serment de Donald Trump, le 20 janvier 2017, le pape François avait prié pour que ses décisions soient “guidées par les riches valeurs spirituelles et éthiques” du peuple américain, avec une “préoccupation pour les pauvres et les exclus”. (cath.ch/ats/gr)

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Justin Trudeau attendu au Vatican après le Sommet du G7 en Italie

Publié le 21 avril 2017 à 13h52 | Mis à jour le 21 avril 2017 à 13h52

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau... (Photo Adrian Wyld, La Presse canadienne)

Le premier ministre du Canada Justin Trudeau

Photo Adrian Wyld, La Presse canadienne

Ma Presse

La Presse Canadienne
OTTAWA

Le pape François accordera une audience au premier ministre Justin Trudeau à la fin mai.

Le premier ministre canadien entend passer par Rome et le Vatican après le Sommet du G7 qui se tient les 26 et 27 mai en Sicile, à Taormine. Il prévoit être accompagné de gens d’affaires de la communauté italo-canadienne pour la portion romaine de son voyage.

M. Trudeau a lui-même annoncé cette prochaine rencontre alors qu’il tenait un point de presse conjoint avec son homologue italien, Paolo Gentiloni, à Ottawa, vendredi après-midi.

Ce sommet du G7 sera une première pour Donald Trump. Et depuis plusieurs semaines, on demande au président américain s’il profitera de son voyage en Italie pour passer au Vatican, voir le pape.

Sa réponse à cette question, jeudi à Washington, alors qu’il recevait, lui aussi, le premier ministre Gentiloni, a été plutôt floue. M. Trump s’est limité à dire qu’il aimerait rencontrer le pape.

L’an dernier, le pape François avait commenté l’intention de M. Trump de construire un mur à sa frontière mexicaine. «Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n’est pas chrétienne», avait dit le pape à l’intention de celui qui allait devenir le président américain.

Le commentaire du pape avait été durement critiqué par M. Trump.

 

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Signes prophétiques de la Bible: Janvier – Février 2017

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Aux Pays-Bas, les musulmans se sentent stigmatisés

 

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Noyau jésuite francophone européen

Christian Laporte Publié le lundi 13 février 2017 à 07h27 – Mis à jour le lundi 13 février 2017 à 07h28

BelgiqueLe 31 juillet, les jésuites belges francophones et luxembourgeois fusionneront avec ceux de l’Hexagone pour former la Province d’Europe occidentale francophone. Parce que les vocations se font rares, nos disciples d’Ignace de Loyola se retrouveront avec leurs collègues grand-ducaux et français dans une nouvelle province destinée à relancer l’engagement des jésuites dans la vie spirituelle européenne. Une fusion qui sera suivie de près par le père provincial sortant, le P. Franck Janin (photo), né à Versailles mais lié à la Compagnie en Belgique depuis plus de 30 ans.

Il deviendra peu après le “patron” des Jésuites européens. Le P. Janin en charge de tous les novices belges de 1995 à 2000 a intégré l’équipe d’animation de La Pairelle, à Wépion avant d’en prendre la direction en 2002. S’inscrivant dans la foulée du Pape qui a dit que l’Europe “est appelée à redécouvrir son identité propre” et que cela “requiert de redécouvrir ses racines pour bâtir l’avenir”, Franck Janin pense que les Jésuites ont un rôle important à jouer.

 

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Pourquoi citent-ils tous Gramsci?

Via Wikipedia  License CC

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Pourquoi citent-ils tous Gramsci?

Monde |

Par Gaël Brustier

24.01.2017 – 8 h 11mis à jour le 24.01.2017 à 8 h 11

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Le nom de Gramsci revient sans cesse depuis plusieurs mois, dans les médias, sur les réseaux sociaux, il est cité en permanence. Qui est-il et quelle est sa pensée?

Le 9 novembre 2016, au lendemain de l’élection de Donald Trump, sur les réseaux sociaux circulait cette phrase d’Antonio Gramsci:

«Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres».

Lundi 23 janvier, au lendemain du premier tour de la primaire de gauche, Benoît Hamon citait le philosophe à son tour :

«Je pense à cette définition de la crise d’Antonio Gramsci qui dit que la crise c’est quand le vieux est mort et que le neuf ne peut pas naître et nous sommes dans un moment comme celui-là, et il a rajouté que de ce clair-obscur peut naître un monstre.»

Il est devenu fréquent d’entendre des hommes politiques ou des commentateurs invoquer Gramsci, souvent pour dire que les victoires des idées précèdent les victoires politiques ou électorales. Mais cet intellectuel italien est un penseur trop important pour en rester là et ne pas le découvrir un peu davantage. S’il est autant cité en ce début de XXIe c’est qu’il a forgé des outils intellectuels essentiels aujourd’hui…

L’unité obsessionnelle

Homme politique, journaliste et penseur italien né en 1891, Gramsci est d’abord sarde, c’est-à-dire d’une île de Méditerranée périphérique par rapport au reste du Royaume d’Italie tout juste unifié. Issu d’un milieu pauvre, élève particulièrement brillant, enfant très tôt atteint de tuberculose osseuse qui le maintient à une taille de 1m50, il sera préoccupé par la question de cette unité du pays.

Son parcours le mène à Turin dans le Piémont, au Nord, où il fera ses études. C’est là qu’il s’établit et vit, en tant que journaliste et intellectuel, parmi les ouvriers de la capitale du Piémont. Il participe notamment à l’aventure du Biennio Rosso,«deux années rouges», faites de mobilisations paysannes et de manifestations ouvrières qui descendent jusqu’aux zones rurales du Pô.

Du Piémont, Gramsci est bien placé pour analyser ces fractures du pays. Le Nord industriel et le Sud paysan ne sont un que formellement par la couronne royale, et maintenus d’un bloc seulement par un système politique à la fois libéral et autoritaire qui parvient, notamment, à susciter le consentement des masses paysannes du Sud, au sein d’un «bloc méridional».

Sa vie intellectuelle le mène alors d’abord vers le socialisme car pour Gramsci, c’est l’avènement d’une société socialiste qui peut permettre d’achever l’unité italienne, et accomplira un saut civilisationnel de l’ampleur de la Renaissance.

Ouvrir le front culturel

En 1917, contre les thèses de Marx, c’est en Russie, à Saint Pétersbourg, qu’éclate la Révolution. Enjeu intellectuel et enjeu politique, il va s’efforcer de comprendre pourquoi la Révolution a eu lieu en Russie et non en Allemagne, en France ou dans le Nord de l’Italie. Autour de la Révolution de 1917, s’ordonnent aussi une série de questionnements fondamentaux pour comprendre la pensée de Gramsci: hégémonie, crises, guerres de mouvements ou de positions, blocs historiques…

Il distingue deux types de sociétés. Pour faire simple, celles où il suffit, comme en Russie, de prendre le central téléphonique et le palais présidentiel pour prendre le pouvoir. La bataille pour «l’hégémonie» vient après, ce sont les sociétés «orientales» qui fonctionnent ainsi… Et celles, plus complexes, où le pouvoir est protégé par des tranchées et des casemates, qui représentent des institutions culturelles ou des lieux de productions intellectuelles, de sens, qui favorisent le consentement. Dans ce cas, avant d’atteindre le central téléphonique, il faut prendre ces lieux de pouvoir. C’est ce que l’on appelle le front culturel, c’est le cas des sociétés occidentales comme la société française, italienne ou allemande d’alors.

Au contraire de François Hollande et de François Lenglet, Antonio Gramsci ne croit pas à l’économicisme, c’est-à-dire à la réduction de l’histoire à l’économique. Il perçoit la force des représentations individuelles et collectives, la force de l’idéologie… Ce refus de l’économicisme mène à ouvrir le «front culturel», c’est-à-dire à développer une bataille qui porter sur la représentation du monde tel qu’on le souhaite, sur la vision du monde…

Le front culturel consiste à écrire des articles au sein d’un journal, voire à créer un journal, à produire des biens culturels (pièces de théâtre, chansons, films etc…) qui contribuent à convaincre les gens qu’il y a d’autres évidences que celles produites jusque-là par la société capitaliste.

La classe ouvrière doit produire, selon Gramsci, ses propres références. Ses intellectuels, doivent être des «intellectuels organiques», doivent faire de la classe ouvrière la «classe politique» chargée d’accomplir la vraie révolution: c’est-à-dire une réforme éthique et morale complète. L’hégémonie, c’est l’addition de la capacité à convaincre et à contraindre.

Convaincre c’est faire entrer des idées dans le sens commun, qui est l’ensemble des évidences que l’on ne questionne pas.

La crise (organique), c’est le moment où le système économique et les évidences qui peuplent l’univers mental de chacun «divorcent». Et l’on voit deux choses: le consentement à accepter les effets matériels du système économique s’affaiblit (on voit alors des grèves, des mouvements d’occupation des places comme Occupy Wall Street, Indignados, etc); et la coercition augmente: on assiste alots à la répression de grèves, aux arrestations de syndicalistes etc…

Au contraire, un «bloc historique» voit le jour lorsqu’un mode de production et un système idéologique s’imbriquent parfaitement, se recoupent: le bloc historique néolibéral des années 1980 à la fin des années 2000 par exemple. Car le néolibéralisme n’est pas qu’une affaire économique, il est aussi une affaire éthique et morale.

Le communisme

C’est en France, à Lyon, en janvier 1926, qu’Antonio Gramsci prend la tête du Parti communiste italien, issu d’une scission de l’aile gauche du Parti socialiste italien au congrès de Livourne, cinq ans plus tôt. Faisant le choix des communistes contre les socialistes «maintenus», il est donc chargé de forger le noyau dirigeant du parti qui deviendra après 1945 le plus puissant et le plus brillant d’Occident. Son portrait orne encore les permanences du parti centriste, très lointain héritier (!) du PCI.

En 1922, son ancien collègue à Avanti!, un journal socialiste, Benito Mussolini (1883-1945), socialiste renégat qui a fondé le mouvement fasciste, a pris le pouvoir. Il fait voter en 1926 des lois qui lui donnent de larges pouvoirs. Gramsci, pourtant député de Venise, est arrêté en novembre de cette même année.

En 1927, Mussolini le fait emprisonner pour vingt ans, «pour empêcher son cerveau de fonctionner», dixit le procureur fasciste de l’époque. Il ne tiendra que 10 ans, avant de mourir des conséquences d’une tuberculose osseuse mal soignée, dans les geôles, puis les cliniques du régime. Mais il aura auparavant réussi à écrire une œuvre politique majeure: les Cahiers de prison.

Car dans sa cellule, il obtient progressivement le droit de disposer de quatre livres en même temps, et de quoi écrire. Naît alors progressivement une somme dans laquelle il utilise des «codes» pour tromper la censure..

A travers ces écrits, il devient le grand penseur des crises, casquette qui lui donne tant de pertinence aujourd’hui, et surtout depuis 2007 et 2008 que la crise financière propage ses effets. Dans ces Cahiers, il apporte à l’œuvre de Marx l’une des révisions ou l’un des compléments les plus riches de l’histoire du marxisme. Pour beaucoup de socialistes, il faut attendre que les lois de Marx sur les contradictions du capitalisme se concrétisent pour que la Révolution advienne. La Révolution d’Octobre, selon Gramsci, invalide cette thèse. Elle se fait «contre le Capital», du nom du grand livre de Karl Marx.

Au-delà de la gauche

Antonio Gramsci fascine au-delà de la gauche… Ainsi en France, en Italie ou en Autriche, des courants d’extrême droite se sont réclamés d’une version tronquée et biaisée du gramscisme. Ce «gramscisme de droite» faisait l’impasse sur l’aspect «économique» du gramscisme et le caractère émancipateur pour n’en retenir que la méthode le «combat culturel».

A gauche, en France, il a souvent été caricaturé ou dédaigné. On parle souvent de «combat culturel contre le FN» alors que le changement éthique et moral concerne, si l’on suit Gramsci, tous les aspects de la vie sociale et englobe donc, logiquement, le combat contre l’extrême droite, qui ne peut pas être «détaché».

On retrouve Gramsci dans les combats du Tiers Monde, on le retrouve dans les travaux d’Edward Said ou de Joseph Massad, dans les Subaltern Studies en Inde notamment…

En France, le philosophe André Tosel se réclame de Gramsci, auteur cette année d’un Étudier Gramsci paru aux Editions Kimé, ouvrage majeur pour comprendre l’auteur des Cahiers de Prison. Les économiste et sociologue Cédric Durand et Razmig Keucheyan,  appliquent les outils de Gramsci notamment à l’analyse et la critique du processus d’intégration européenne. Il font le lien avec les thèses de Nicos Poulantzas qui prolongea, comme Stuart Hall, ainsi qu’Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, les thèses et travaux de Gramsci. Appartenant au courant post-marxiste, Chantal Mouffe, qui intervient de plus en plus en France, est l’inspiratrice de PODEMOS, le nouveau parti de la gauche radicale espagnole. Deux de ses fondateurs et principaux animateurs –Pablos Iglesias et Inigo Errejon– se réclament de l’héritage de Gramsci.

Le penseur italien fait partie du patrimoine intellectuel de l’Europe. Il a forgé des outils qui sont utiles aujourd’hui pour analyser le monde, comprendre comment les gens le voient et participent à la vie sociale, comment individus et médias interagissent, comment les représentations et les identités se forment continuellement et magmatiquement. Il a donné naissance à des écoles de pensée foisonnantes et utiles pour qui veut agir sur le monde.

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Obama blues

Obama et la société : LGBT, parité, cannabis… des causes à effets

Par Catherine Mallaval — 18 janvier 2017 à 09:40
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Deux couples célèbrent devant la Maison Blanche la décision de la Cour Suprême d’autoriser le mariage gay dans tous les Etats des Etats-Unis. Photo Michael S. Williamson. The Washington Post/Getty Images

De la lutte pour le féminisme et contre l’homophobie à la légalisation de la marijuana, Barack Obama a beaucoup œuvré sur les sujets de société.

  • Obama et la société : LGBT, parité, cannabis… des causes à effets

Cet article a été publié fin octobre dans notre supplément «Obama Blues».

Novembre 2015  : «shooté» en noir et blanc, le visage éclairé par l’empathie, les yeux un rien plissés, Barack Obama pose en une de Out, mensuel phare de la communauté homo. Une première pour un président américain. Sous la gueule d’ange gay friendly de «Barry», ce titre : «Notre président, allié, héros, icône». Rien que ça.

Jeudi 4 août : Barack Obama fête ses 55 ans en troussant un éditorial dans la version américaine du magazine féminin Glamour. Cette fois-ci, autre pan de son progressisme social, c’est à un manifeste féministe qu’il se livre. S’agace que «l’on continue à trouver incroyable qu’un homme change une couche». Salue celles qui se sont battues pour passer d’une «poignée d’emplois sous-payés» à des positions dominantes. Et loue les progrès accomplis pour la vie des femmes «ces cent, cinquante et même ces huit dernières années». ­Comprendre : sous sa présidence. Trop cool, cet Obama  ? Affirmatif. Surtout quand on se souvient qu’en sus, il ne s’est jamais caché d’avoir tâté de la marijuana et de la cocaïne (dans sa jeunesse ­s’entend). LGBT, féminisme, came. Les voilà les dossiers de société qui souvent servent de jauges lorsque l’on évalue le progressisme d’une poli­tique. A ce petit jeu, et à l’heure du bilan, «Barry» a ­par-dessus tout des arguments à faire ­valoir auprès des gays.

«Tous plus libres»

D’accord, certains n’ont peut-être pas oublié qu’en 2008, il en était encore à déclarer «je crois que le mariage, c’est entre un homme et une femme. Pour moi, en tant que chrétien, il s’agit d’une union sacrée». Mais l’homme a fait du chemin. Au trou le décret tartuffe de Bill Clinton sur les gays dans l’armée, imposant la règle du «don’t ask, don’t tell» («ne rien demander, ne rien dire»). Mais surtout, en 2012, Barack Obama fait du mariage entre homos une promesse de campagne. Et c’est peu dire que lorsqu’en juin 2015, quand la Cour suprême dit «oui» au mariage gay pour tous (il n’était jusque-là autorisé que dans 36 Etats sur 50), il ne boude pas sa joie  : «Victoire historique pour l’Amé­rique. […] Lorsque tous les Américains sont traités de manière égale, nous sommes tous plus libres.»

Dans la foulée de la décision de la Cour suprême, la Maison Blanche arbore les couleurs de l’arc-en-ciel. Obama ne lésine pas sur les symboles. A nouveau, en juin dernier, il promeut le site des émeutes de Stonewall à New York au rang de monument national. Là où avaient éclaté, en 1969, des échauffourées après une descente de police en pleine nuit pour faire appliquer une loi qui interdisait, à l’époque, la vente d’alcool aux homos. C’est là que les LGBT ont, en 2015, célébré l’adoption du mariage pour tous. Là aussi que par milliers ils se sont rassemblés le 12 juin dernier après le massacre de 49 personnes dans un bar gay d’Orlando. Autre geste qui restera. En juin 2015, la Maison ­Blanche se flattait de l’embauche «histo­rique» (oui encore) d’une employée ­transsexuelle. Une première.

Avec les femmes, Obama s’est aussi fait caressant, mettant à loisir en scène son côté «j’aime les filles» (les siennes, sa femme, sa mère, sa grand-mère, sa belle-mère…). Mais concrètement  ? Le 1er décembre 2008, le nouvel élu nomme Hillary Clinton secrétaire d’Etat des Etats-Unis. Le geste est salué. Il enchaîne et propulse Valerie Jarrett au Bureau ­exécutif du président, où elle devient une des principales conseillères de la Maison Blanche. Il crée aussi un nouveau poste d’ambassadrice itinérante chargée des ­problèmes que les femmes rencontrent dans le monde. Son nom  : Melanne Verveer. Et puis la première loi qu’il signe, en 2009 (loi Lilly-Ledbetter sur l’égalité salariale), facilite l’engagement de procédures judiciaires lorsque des salariées sont victimes de discriminations basées sur le sexe, l’âge, la race ou la religion. Bravo  ? Il peut aussi se flatter d’avoir créé un Conseil de la Maison Blanche sur la condition des femmes et des filles, chargé notamment de s’assurer que les organismes fédéraux s’acquittent de leur mission en ce qui concerne l’élimination de la violence liée au genre.

N’empêche, «Obama Superman» est vivement critiqué au début de son second mandat, après la publication d’une photo montrant ses plus proches conseillers. Oups  : il n’y a pas une femme sur l’image. Il met alors les bouchées doubles. Et v’lan, voilà une femme (Janet Yellen) à la tête de la Réserve fédérale américaine, la Fed. Et bim, voici Samantha Power ambassadrice auprès des Nations unies ou encore Susan Rice nommée conseillère à la sécurité nationale. En cette fin de mandat, la parité est parfaite au sein de son staff rapproché ­(contre deux tiers d’hommes pendant le premier mandat).

«Pas plus dangereux que l’alcool»

Au fond, c’est sur la question drogue, et précisément sur la légalisation du cannabis, que l’ex-fumeur de ganja s’est ­contenté de changer de ton (père la morale) par rapport à ses prédécesseurs. En 2014, la vente de cannabis est auto­risée au Colorado et dans l’Etat de Washington, tandis que New York accepte l’usage médical de cette drogue, comme 20 autres Etats. Barack Obama, qui s’est jusqu’alors prudemment tenu à l’écart des débats, sauf à rappeler que le FBI a d’autres choses à faire que de courir derrière les fumeurs, se confie à l’influent magazine The New Yorker.

Le «cannabis président»  ? «Je ne pense pas que ce soit plus dangereux que l’alcool», déclare-t-il tout en rappelant que la fumette ce «n’est pas très sain». S’il prend soin de ne pas se prononcer pour une légalisation, il souhaite que les expé­riences du Colorado et de l’Etat de Washington «aillent de l’avant», pour ensuite regretter que les jeunes des minorités pauvres de son pays soient davantage susceptibles d’être condamnés à la prison pour avoir fumé de l’herbe que les jeunes des milieux ­riches. Du pur Obama. Fumant sur les discriminations.

Catherine Mallaval

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